L'écrivain suisse Joël Dicker a rencontré ses fans moscovites

Joël Dicker : « Il y a actuellement un projet sur lequel je travaille, mais je n'ai pour l'instant pas vraiment le temps d'y réfléchir ». Crédit : East News

Joël Dicker : « Il y a actuellement un projet sur lequel je travaille, mais je n'ai pour l'instant pas vraiment le temps d'y réfléchir ». Crédit : East News

Le 25 avril dernier, à la libraire « Moskva », a eu lieu une rencontre avec l'écrivain suisse Joël Dicker, présentant son best-seller « La vérité sur l'affaire Harry Quebert », sorti récemment en russe.

En France le livre est apparu dès septembre 2012, et depuis, Dicker a eu le temps de recevoir le Grand prix de l'académie Française, le prix Goncourt des lycéens, de vendre un million et demi d'exemplaires dans le monde entier et de devenir célèbre.

Le roman policier plein de rebondissements, dont le héros est Marc Goldman, jeune romancier à succès enquêtant sur une affaire datant de 33 ans pour sauver son ami et mentor Harry Quebert de la chaise électrique, est maintenant accessible aux lecteurs russes.

Dicker est arrivé à la rencontre à l'heure exacte, monté comme une horloge suisse ! De toute évidence, les lecteurs étaient déjà familiarisés avec l'imposant roman. La plupart des questions portaient sur le livre et son processus de création, sans oublier le thème de la littérature russe et son influence sur l’œuvre de Dicker, d'origine suisse, et pour la première fois à Moscou.

« J'ai grandi avec la littérature française, bien-sûr, tout a commencé avec la langue française. Mais ensuite, j'ai commencé à prêter attention à la littérature d'autres pays. Je suis très friand de littérature russe. Par exemple, Les pauvres gens de Dostoïevski est une œuvre qui m'a frappé par sa brièveté et sa vigueur », a répondu l'écrivain.

Puis, il a déploré que Guerre et paix lui ait donné du fil à retordre « Je n'ai presque rien compris, dans le meilleur des cas, la moitié. Peut-être car je l'ai lu en français, mais je me souviens de la sensation. Quand on ouvre ce livre, on a l'impression qu'il nous saisit entièrement ».

Enfin, les fans ont abordé le sujet de la créativité de Dicker lui-même, qui n'est pas aussi étendue que chez Tolstoï : dans la « tirelire » du Suisse de 28 ans, il n'y a pour l'instant qu'un roman important, La vérité sur l'affaire Harry Quebert. Y aura-t-il de nouveaux livres prochainement ? « Oh non non, occupons-nous d'abord de celui-là ! », a plaisanté le jeune écrivain. Mais il a ajouté sérieusement : « Il y a actuellement un projet sur lequel je travaille, mais je n'ai pour l'instant pas vraiment le temps d'y réfléchir ».

Selon Dicker, l'important n'est pas d'où vient l'idée de son œuvre, mais comment elle se développe. À propos de son best-seller, l'auteur a raconté : « l'origine de l'idée était simple : raconter la vie d'un individu solitaire. Mais c'est comme une boule de neige. Tout d'abord petite, puis roule, roule, et le résultat est énorme ».

Dicker a admis lors de la réunion qu'il avait travaillé sur cette œuvre pendant plus de deux ans, et pendant ces deux années l'histoire d'un homme solitaire a atteint une proportion extraordinaire : vous avez le détective, une vraie histoire d'amitié, une histoire d'amour, un raisonnement sur ​​la vie et le but de l'auteur. A ce sujet, Dicker a déclaré ne pas avoir cherché à apparaître à travers ses personnages. « Il semble souvent qu'il ya certaines caractéristiques de la personnalité de l'auteur, mais en fait il n'en est rien. Dans chaque personnage, homme ou femme, jeune ou vieux, il y a un élément de l'auteur », a-t-il raisonné.

La vie d'un écrivain est tout à fait prosaïque, a déclaré Dicker. « Je travaille du matin au soir et ne bois jamais avant le travail, sinon je m'endors aussitôt », a répondu le Suisse à une question sur la vie de bohème des écrivains.

Sur ce, la conversation s'est achevée et Dicker a commencé à signer des livres, d'une écriture large. Les admirateurs ont alors tourmenté l'éditeur pour en savoir plus sur les futurs livres du Suisse. Une demi-heure plus tard, après avoir dit au revoir à l'agent de sécurité, Dicker et son agent ont rejoint  la bruyante rue Tversakaya et disparurent parmi les Moscovites.

 

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