Cinq événements culturels à Moscou du 24 février au 2 mars

L'exposition « Le rêve du jardin. La porcelaine de Vladimir Ïasnetsov » ouvrira ses portes dans le musée-domaine Tsaritsyno. Crédit : service de presse

L'exposition « Le rêve du jardin. La porcelaine de Vladimir Ïasnetsov » ouvrira ses portes dans le musée-domaine Tsaritsyno. Crédit : service de presse

De passage à Moscou ? La Russie d'Aujourd'hui vous propose chaque semaine une sélection d'événements culturels à ne pas manquer.

Jeudi 27 février 

L'exposition « Le rêve du jardin. La porcelaine de Vladimir Ïasnetsov » ouvrira ses portes dans le musée-domaine Tsaritsyno. L'artiste Ïasnetsov a travaillé toute sa vie à la Manufacture de porcelaine de Doulevo où il mettait à l'honneur l'artisanat traditionnel. Jadis, cette manufacture livrait de la porcelaine à la cour impériale. La porcelaine combinait les traditions populaire et académique, et si on la comparait à la musique contemporaine, ce serait le « new-age » de l'avant-dernier siècle. Ïasnetsov représentait la nouvelle vague d'artistes qui créaient la vaisselle « du peuple », pour le prolétariat vainqueur en URSS. Mais à vrai dire, c'étaient plutôt des musées et des collectionneurs qui achetaient ses services magnifiques, avant qu'ils arrivent au peuple. 200 œuvres de Vladimir Ïasnetsov, graphiques et en porcelaine, seront exposées.

Vendredi 28 février 

Crédit : service de presse

A Moscou, au Centre Meyerhold, se tiendra pendant 2 jours, le 28 février et le 1er mars, le festival « Les années quatre-vingt-dix ». C'est la tentative de réaliser le bilan de ce qu'il y avait de précieux dans l'underground russe de l'époque et de ce qui est resté d'actualité dans notre culture. Le festival commencera par le spectacle « Les années quatre-vingt-dix ». Le même jour, Alexandre Petlioura présentera sa collection de vêtements « insolites ». Petlioura est couturier, collectionneur de costumes de tous les jours de l'époque soviétique et organisateur des freak-shows. Le jour suivant, aura lieu le concert d'un des groupes art-rock les plus intéressants des années quatre-vingt-dix, Vezhlivi otkaz, (« Refus poli » en russe). L'art des années 1990 est intéressant aussi parce qu'en Russie, après le changement de modèle de développement économique et politique, a commencé une période d'accumulation du capital primaire ou, pour faire simple, la loi de la jungle. Cette période rappelle celle de la « conquête de l'Ouest » aux Etats-Unis. Regarder l'art des années 1990 est observer par le trou de la serrure la conquête de l'Ouest.

Vendredi 28 février

Lydia Lunch est, sans exagération, une légende de la scène alternative américaine. Dans les années 1980, elle a vécu dans les squats bohème de Manhattan, où se créait l'histoire de l'underground musical et artistique.

Elle se produisait au club emblématique CBGB, faisait des enregistrements avec Brian Eno, tournait dans des films. En Russie, Lydia Lunch n'a jamais été très populaire mais les mélomanes qui s'intéressaient à la scène alternative l'ont toujours connue et appréciée. Lydia Lunch se produira dans le club Megapolis, qui, à en juger d'après les ventes de billets, affichera complet ce soir-là.

Samedi 1er mars

Le groupe britannique emblématique de trip hop Morcheeba se produira au GlavClub de Moscou. Ce sera leur troisième passage en Russie. Lors de ce concert à Moscou, la chanteuse du groupe Skye Edwards présentera les chansons du nouvel album Head Up High.

Samedi 1er mars

Constantin Khabenski Crédit : service de presse

Une grande première théâtrale aura lieu au Théâtre d'art de Moscou (fondé encore par Stanislavski). C'est une pièce théâtrale à un seul personnage, La Contrebasse, qui a apporté une reconnaissance mondiale à l'écrivain allemand Patrick Süskind. Plus tard, Süskind publiera son célèbre roman Le Parfum, mais c'est La Contrebasse, la confession d'un musicien, d'un « petit homme » de l'orchestre, qui assure à Süskind encore aujourd'hui la réputation d'écrivain sérieux. Ce spectacle-monologue a déjà été mis en scène plusieurs fois en Russie. Il faut citer surtout la mise en scène réussie du théâtre Satirikon avec Constantin Raïkine. Mais le spectacle dont il est question a réuni tous les ingrédients nécessaires pour le succès : une pièce d'actualité, un des principaux théâtres du pays et un acteur qui jouera le seul et principal rôle, Constantin Khabenski. C'est un des plus célèbres acteurs russes qui, à quarante ans, a déjà tourné dans une cinquantaine de films et de séries télévisées. 

 

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