Expedition Trophy,
édition 2013

Le 23 février, des douzaines d’aventuriers enthousiastes se lanceront dans un périple de 16.000 kilomètres à travers la Russie sauvage et glaciale. Crédit : Expedition

Le 23 février, des douzaines d’aventuriers enthousiastes se lanceront dans un périple de 16.000 kilomètres à travers la Russie sauvage et glaciale. Crédit : Expedition

Le 22 février, Moscou, Russie

Ce n’est pas souvent qu’on a l’occasion de vivre son rêve. Le 23 février, Journée nationale des hommes en Russie (aussi appelée Journée des défenseurs de la patrie), le mien va se réaliser. En tant qu’éditeur rêvant de voyages et d’aventures, je rejoindrai les équipes de tout terrain et embarquerai dans une expédition de deux semaines à travers la Russie sauvage. Je vous promets des frissons et de l’émotion tout le long de la route.

Il ne faut pas croire que je suis toujours assis derrière mon bureau. Je me suis préparé à cette expédition en faisant quelques voyages plutôt exotiques pour me mettre au défi. Ces dernières années, j’ai ainsi visité des contrées lointaines comme l’Australie, le Chili et l’Alaska. C’est d’ailleurs lors de ce dernier voyage que j’ai perdu le contrôle de ma voiture sur la route traître d’Haul Road et que j’ai dû être secouru par de sympathiques chauffeurs de camion (j’espère avoir plus de chance cette fois-ci).

Cependant, je n’ai jamais rien expérimenté de comparable aux distances et aux conditions de conduite de ce périple : 16.000 kilomètres à travers la Russie et le Kazakhstan, de Mourmansk à Vladivostok, de l’Europe à l’Asie… Seul un tiers du voyage se fera sur les équivalents russes des autoroutes et le reste sur les routes sans pavés choisies pour leur difficulté ou même sur aucune route du tout.

Le but ? L’équipe gagnante recevra 100.000 dollars (environ 75.000 euros) des organisateurs (la compagnie Ruyan, j’en parlerai plus tard). Je ne pense pas que l’argent soit ma première motivation. Beaucoup s’inscrivent pour la montée d’adrénaline, l’enrichissement personnel et puis, imaginez un peu les histoires qu’on aura à raconter ! Certains veulent juste passer du temps dans la boue en regardant les étoiles.

Tout au long de la course, les quinze équipes auront comme défis de parcourir des distances entre deux points sur la carte. Pour remporter des points supplémentaires, les coureurs pourront choisir de concourir sur des terrains particulièrement accidentés. L’équipe la plus audacieuse qui aura le plus de points gagnera.

En 2005, des équipes des États-Unis, d’Allemagne et de beaucoup d’autres pays avaient participé à l’expédition. Cette année, les tout nouveaux concurrents viennent tout droit de Pologne et de Moldavie. La bonne moitié des équipes appartiennent à des sociétés et sont sponsorisées entièrement par leurs employeurs. En tant que journaliste, je ne dois pas déranger et je dois juste observer (ni coup de pouce, ni bâtons dans les roues) puisque je suis la course avec différentes équipes.

Une des règles cette année est que chaque équipe doit inclure au moins une femme. En présence d’une femme, les hommes auraient une meilleure hygiène et jureraient moins. Presque tous les types de véhicules (jusqu’à trois par équipe) sont acceptés. Une équipe a dû recevoir l’approbation pour un véhicule personnel blindé. La plupart des voitures sont des Jeeps, des Toyotas et des Nivas russes.

Les autorités locales ont promis de prêter main-forte de toutes les manières possibles, mais elles seront surtout attentives à ce que les participants respectent les règles de circulation (c’est du moins ce qu’on nous a dit). Quelles autres précautions seront prises ? Les véhicules devront toujours rester au moins par deux (hé non, pas de courses en solo !) et chaque voiture devra avoir à son bord une trousse des premiers secours et une radio. Le ministère des Situations d’urgence s’est dit prêt à apporter son aide si nécessaire (ils ont des hélicoptères, mais Dieu sait ce qu’ils nous réservent d’autre).

Je me prépare à découvrir de nouvelles frontières. Comme l’a dit une fois le vénéré cosmonaute, Iouri Gagarine, Poekhali ! C’est parti !

Dans le cadre d'une utilisation des contenus de Russia Beyond, la mention des sources est obligatoire.