La chambre basse du parlement français a adopté une loi sur la légalisation du mariage entre personnes du même sexe. Mme Lakhova, craint que des enfants russes puissent tomber entre les mains de la communauté LGBT.

« Si la loi entre en vigueur, j’insisterai pour une révision des accords russo-français concernant l’adoption. Il faut suspendre son effectivité jusqu’à la mise en place d’une interdiction totale. Ou au moins apporter une modification au document, a indiqué Mme Lakhova à Izverstia. L’enfant doit avoir une maman et un papa, et non pas deux mamans ou deux papas ! »

Au Comité de la Douma pour les affaires familiales et enfantines, on attend également la décision définitive des autorités françaises sur le projet de loi à scandale.

« Nous examinerons cette question dans l’une des prochaines réunions du Comité, promet l’un de ses membres Elena Senatorova. La législation russe ne prévoit pas l’éducation des enfants dans des familles monoparentales, et nous ne sommes pas encore sûrs de savoir comment collaborer avec la France si la loi de leur légalisation entre en vigueur ».

« La question de l’adoption est décidée par la cour, et selon nos lois, l’adoption par des couples de même sexe, que ce soit un mal ou un bien, est interdite, puisque le code de la famille ne les reconnaît pas », remarque le député du parti Russie Juste, Ilya Ponomarev.

Malgré l’aspect éthique compliqué de la question, les analystes en Russie doutent qu’une demande de la Russie d’interrompre l’accord d’adoption puisse sérieusement influer sur les relations entre les deux pays. Ils sont certains que dans les conditions de division de la société française et de manifestations massives, Paris n’accorde que peu d’attention aux indignations des législateurs russes.

« La partie russe a pleinement le droit d’apporter des modifications ou des amendements à l’accord en lien avec le changement de la législation française. Je pense que les dirigeants français sont plus inquiets de la situation intérieure, dans laquelle la société s’est divisée très profondément entre partisans et opposants irréconciliables de la loi », indique le directeur des études françaises de l’Institut Européen de l’Académie russe des sciences, Yurii Roubinskii.

Fin décembre 2012, la loi Dima Iakovlev a été adoptée, elle interdisait, entre autre, l’adoption des enfants russes par les citoyens des Etats-Unis.

Paru sur le site d'Izvestia le 22 février 2013.