L’artiste moscovite Zoom « s’est répandu » sur les murs de la capitale à l’été 2015 avec ses personnages familiers issus de films soviétiques et hollywoodiens. Se faisant le porte-parole d’un « art de rue sans vandalisme », Zoom utilise souvent pour ses œuvres des matériaux inhabituels, par exemple des morceaux de bande autocollante ou de vieilles cassettes audio. // 3-y Monetchikovskiy, Moscou.
Alexandre Farto a une position totalement opposée. Au lieu d’ajouter quelque chose aux murs, le Portugais, plus célèbre sous le surnom VHILS, empile des morceaux de revêtement pour créer des portraits réalistes. // Savvinskaya naberezhnaya, Moscou.
Le Belge Bart Smeets, qui a pris une bombe de peinture pour la première fois à 17 ans, a disparu un jour de l’art du graffiti pendant 12 ans sans explication. Heureusement, en 2009, l’artiste est revenu dans les rues et sur les murs de sa ville natale de Malines sous le pseudonyme Smates, puis s’est rendu à Moscou en 2014, où, dans le cadre du festival « La Meilleure ville du monde », il a créé ce graffiti monumental // ul. Staraya basmannaya, Moscou.
Le légendaire Eduardo Cobra a décoré un mur avec un portrait de l’incomparable Maïa Plissetskaya dans sa plus célèbre tenue, le Cygne Blanc, à seulement quelques pas de la Douma. On ne sait pas exactement pourquoi - est-ce lié à l’emplacement bien choisi ou le style vivant et mémorable de l’auteur -, mais la fresque est devenu l’un des nouveaux symboles de la ville // ul. Bolshaya Dmitrovka, Moscou.
Pasha Cas est le moins mystérieux des artistes de rue énigmatiques : d’un côté, il ne cache pas son visage, de l’autre, il force chacun à se demander comment il parvient à créer des œuvres aussi grandes à lui tout seul. Déjà célèbre pour ses œuvres à scandale dans sa ville natale d’Almaty (Kazakhstan), Pasha est allé voir en février 2016 du côté de Saint-Pétersbourg, où sa Joconde a choqué les habitants // ul. Zhukovskogo, Saint-Pétersbourg.
L’artiste Jem, du collectif moscovite ZWS, a donné sa propre réponse à la question « que faire ? ». ZWS a créé la fresque « Vis Travaille Construis » sur le boulevard Nikitsky, au cœur même de Moscou, durant le festival « La Meilleure ville du monde » // ul. Bolshaya Nikitskaya, Moscou.
Ekaterinbourg, la capitale de l’Oural, est aussi un berceau de l’art de rue russe. C’est là, au milieu des murs recouverts de dessins dans le cadre du festival annuel « Stenograffia », que vit et travaille Yana Iskra. La jeune femme préfère mélanger dans ses travaux différents styles, du photoréalisme au graphisme // Ekaterinbourg.
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