Fillon vient conclure à Moscou une année croisée riche en contrats

11 décembre 2010 RBTH, Caroline Doriol
Crédits photo : RIA Novosti
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Aux lendemains de la reconduction de François Fillon en tant que premier ministre, Vladimir Poutine déclarait espérer que cela permettrait de renforcer les relations entre la France et la Russie, le considérant comme « un partisan du suivi de la consolidation des liens entre les deux pays ». Ses espoirs étaient visiblement fondés, à en croire le nombre d'accords conclus lors de la visite de M. Fillon à Moscou ces 8 et 9 décembre.

Au total, ce sont douze textes de coopération qui ont été signés. Les secteurs de l'énergie et de l'industrie de pointe, auxquels les échanges culturels à l'honneur cette année entre les deux pays avaient quelque peu fait de l'ombre, sont revenus à l'ordre du jour. Les sociétés françaises Sagem Défense sécurité, Suez environnement et Vanatom ont bénéficié du séjour russe du premier ministre français, mais le grand gagnant reste Alstom qui a signé un accord de « coopération stratégique » avec l'entreprise russe de production d'hydroélectricité RusHydro. A l'issue de la commission intergouvernementale pour la coopération bilatérale, il avait également été décidé de créer un centre Franco-Russe d'efficacité énergétique.

Le gigantesque gaspillage d’énergie en Russie ne peut plus continuer alors que les prix de l’électricité et du gaz se libéralisent et augmentent rapidement sur le marché domestique. Le savoir-faire français en matière d’efficacité énergétique trouve donc en Russie une cible particulièrement intéressante, et permettra de « diversifier l’offre [française] », selon François Fillon.

Si à l'instar de ce projet, de nombreux dossiers franco-russes ont avancé ces deux derniers jours, d'autres en sont restés au même point. C’est le cas de la vente du porte-hélicoptères Mistral à la Russie, sur lequel les négociations durent depuis plus d’un an. L’incertitude demeure aussi sur le démarrage des travaux de l’autoroute entre Moscou et St Pétersbourg, dans laquelle Vinci Construction est investisseur. Ceci à cause d’une polémique sur le tracé, opposant écologistes et investisseurs.

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