Trois débutants qui ont marqué la Fashion Week de Russie

21 mars 2016 Olessia Khantsevitch
La 32ème Mercedes-Benz Fashion Week Russia s’est tenue à Moscou. Plus de 50 designers ont présenté leurs collections automne-hiver 2016-2017 sur les podiums du plus grand defile de mode d’Europe de l’est. RBTH s’est intéressé aux débutants qui donneront bientôt les tendances.

KSENIASERAYA

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Avant de fonder sa propre marque, la diplômée de l’institut florentin Polimoda Fashion School Ksenia Seraya a travaillé plusieurs années comme designers de tricots dans la maison de couture Ermanno Scervino. Elle a centré sa marque sur l'utilisation de machines à coudre programmables en vue de la création de vêtements.

Selon Ksenia, la production de collections doit être largement basée sur la création de nouveaux programmes informatiques. Les machines à coudre électroniques permettent de se débarrasser de la coupe standard aux ciseaux et donnent la possibilité de produire des tissages complexes, des ensembles sans coutures et des silhouettes entièrement tricotées.

L’inspiration pour la nouvelle collection de KSENIASERAYA Capsule Collection Dress for Pina est venue d’une tentative de reproduire le mouvement des mobiles du célèbre dessinateur américain Alexander Calder en transformant les silhouettes dans le cadre d’une seule forme.

La programmation des détails de la collection est similaire aux travaux de l’artiste de Brooklyn Clement Valla, dans lesquels il étudie l’imprévisibilité, le hasard des codes des programmes informatiques. L’égérie de la collection est la célèbre danseuse Pina Bausch, en raison de son approche avant-gardiste dans la création de ballets et sa coopération avec le designer japonais Yoji Yamamoto en 1998.

En expérimentant avec l’épaisseur de la couture et les effets de perforations, Ksenia a obtenu un matériau tendre fait de tricotages raffinés : ses robes fines à bretelles semblent ne rien peser, et ses costumes à pantalons ont l’air parfaitement confortables. L’absence de coutures permet une coupe idéale, et les nuances naturelles de rouge et de blanc ajoutent en subtilité.

www.kseniaseraya.com

VIPERS

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Un autre débutant de la Fashion Week est la jeune marque VIPERS des sœurs Katia et Vera Viper. Malgré leur jeune âge, ces demoiselles ont déjà amassé une moisson de récompenses. Elles ont par exemple été décorées par le concours de jeunes créateurs Galeria Fаshion Week de Saint-Pétersbourg, et ont été finalistes du concours international Hand and Lock Embroidery Prize London.

Vera, diplômée de l’Académie Shtigline de dessin industriel de Saint-Pétersbourg, se charge de dessiner les vêtements, et Katia, spécialiste de l’histoire de l’art de la mode, est responsable des accessoires et des relations publiques. Les deux sœurs ont fait un stage à l’Université des sciences appliquées MAMK de Savonlinna, Finlande, et à l’Istituto Marangoni de Milan.

Les créatrices ne se sont pas enfermées dans le cadre d’un seul style, et s’efforcent chaque saison d’expérimenter des formes, des coupes, et des matériaux différents. Leur nouvelle collection POISON est inspirée par la texture du venin, des liquides fluorescents, des masques de théâtre No japonais et des esquisses de tatouages.

Les robes blanches grandioses faites de taffetas, les jupes courtes, les manteaux couleur de brume et leurs fermetures éclair décoratives sont construits selon le principe de l’asymétrie. Les designers ont adopté une approche créative dans le dessin des ourlets, leur apportant de la variété avec des volants et des falbalas, tandis que les manches du manteau ont été cousues avec des bandes de fourrure colorée. Le résultat est une collection variée et sensuelle.

 www.viperssisters.com

SORRY, I'M NOT

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La collection des débutants de SORRY, I'M NOT est construite autour du modèle de la sirène, qui s’empare des cœurs et ne regrette rien. Les nuances varient du jaune vif au rose et au noir luisant. Les robes de soie délicates aux froufrous tentaculaires, colorées en dégradé et les babydolls enfantines contrastent avec le rouge à lèvre noir, les hommes suivent du regard leurs amoureuses dans des costumes de fourrure et de capron.

Le nom provoquant de la marque force à l’expérimentation. Pour sa nouvelle saison, la marque utilise audacieusement du lurex, des touches métalliques, des combinaisons étranges et parfois impossibles de couleurs et de textures. Chaque modèle est plein d’ironie et de provocation, les associations de matériaux plairont aux plus audacieux.

La marque a été créée en 2012 par le designer Nikita Moïsseenko et a débuté, comme beaucoup de griffes streetwear, avec des t-shirts graphiques originaux et futuristes. D’ailleurs, le designer a décidé que même ses t-shirts seraient produits uniquement par collections capsules, pour continuer d’assurer une qualité élevée. Les vêtements ont été repérés et achetés par le Podium Concept Store, le plus gros de Russie, puis par d’autres boutiques à Moscou et ailleurs.

www.sorryiamnot.com

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